Le Fruit Picking a des bons et des mauvais côtés, nous allons vous raconter notre histoire…

Le trajet :

7h du matin, départ de Brisbane direction St George pour ramasser des oignons, motivés comme jamais. C’est parti pour 9h de bus. Après 4h dans un bus surclimatisé, les douleurs de la soirée de la veille commencent à se faire sentir.

À peine sortis du bus, nous rencontrons notre cher « contracter » (coach de Fruit Picking) bedonnant Nicholas. Avec son accent de fermier, plus que prononcé, et le sourire aux lèvres il nous annonce que, dès le lendemain, nous attaquons par une matinée « d’entrainement au ramassage d’oignons » et une nuit de 10 heures de travail intensif. Une fois cette nouvelle digérée direction la maison. Si vous rêvez de conduire votre première voiture en Australie après 9h de bus, venez à St George. Vous aurez alors l’occasion de découvrir les joies de la conduite à gauche, sur des lignes droites sans fin, où les kangourous prennent un malin plaisir à jumper sur vous.

bus

Le logement :

Surexcités, nous découvrons notre maison. Une charmante garçonnière à l’arrière d’un garage, le sol parsemé de plantes piquantes qui s’accrochent à la peau, une douche et un WC « accueillants » situés à l’extérieur de la maison où tirer la chasse devient un jeu dont le gagnant est celui qui fera surgir le plus de grenouilles de la cuvette. Épuisés de toutes ces émotions, nous avons alors la chance de dormir 2h, avec nos vêtements comme oreillers et les rideaux comme couverture.

bush

Les oignons :

5h du matin, nous découvrons notre lieu de travail. Des lignes d’oignons à perte de vue, notre motivation en prend un coup ! Nous commençons le travail, nous arrachons, nous coupons et ce durant 3 heures. Nous sortons de cette matinée indemnes et retournons à la maison plein de confiance pour la suite … En pleine nuit le réveil sonne, première nocturne, première conduite de nuit. Selim, le corps penché sur le volant est à l’affût du moindre kangourou prêt à surgir des herbes hautes. Sur le champ d’oignons, des centaines de loupiotes s’activent à la tâche. À genoux ou les fesses dans la terre, nous avançons au milieu des oignons et des insectes en tout genre. Tout en blaguant sur notre condition, nous arrachons et coupons de l’oignon jusqu’au moment où, après 6h de travail, plutôt confiant, nous levons nos loupiotes pour observer le chemin restant. Face à nous, des mètres et des mètres d’oignons encore non ramassés. Nous n’en voyons plus le bout. Le binôme Axelle/ Selim commence à envisager toutes les solutions pour décamper d’ici au plus vite : « Serpent, serpent, tu es où ?! Une petite morsure et je rentre faire dodo. » «Bon si là, pour tout ce qu’on a fait, on n’est pas payer 80$ minimum, on rentre à Brisbane illico ! ». De l’autre côté, Jérémy trouve toutes les excuses pour ne plus travailler : « Je pense qu’on devrait faire une pause là non?  Ce n’est pas l’heure de manger? Venez je vous filme ! ». Marine est la seule à garder le cap et avale les mètres d’oignons sans rechigner. Seul réconfort de la nuit, le lever du soleil sur les champs d’oignons. Une bonne excuse pour faire une pause.

onion

Après 10h de travail, notre retour à la voiture est un vrai sketch : Marine semble avoir passé une excellente soirée et a hâte de retrouver ses oignons. Jérémy rêve d’un steak frite, sans oignons ! De son côté Axelle rit jaune et envisage difficilement la suite dans les oignons. Et Selim dans tout ça ?! Il n’est plus vraiment avec nous, il ère telle une âme en peine tout en poussant des cris encore méconnus. De retour à la maison, nous faisons face à un problème majeur : la lumière du jour dans la chambre. Les rideaux nous servant de couverture, une seule solution : utiliser les couvres lits.

Notre nouveau parfum d’ambiance, oignon d’amour, est un fléau que nous devons éradiquer au plus vite. Pour cela, une douche glacée avec les grenouilles. Léger détail, nous nous douchons à l’eau de pluie qui stagne depuis des millénaires, dont l’odeur s’ajoute à celle des oignons. La nuit suivante, le dos courbé, les mains recouvertes d’ampoules, nous pensons que le travail sera plus simple à gérer, que nous avons pris le rythme. C’est une erreur.

ferme

La troisième nuit, notre si compatissant « contracter » nous annonce notre fabuleux salaire : 0,60$ le mètre. En 25h de travail, nous sommes donc à 90$ chacun. Ce prodigieux butin, nous suffit juste à rembourser notre logement . Le retour à Brisbane apparait alors comme la meilleure option pour la majorité des Backpickers.

Dépourvus de tous moyens, nous restons bloqués à St George où il ne se passe strictement rien, attendant sagement le retour à la civilisation. Malgré tout, le bilan de cette aventure reste positif. Le fruit picking reste une expérience à vivre qui, dans la majorité des cas, est très bien payée. Faîtes juste attention à la où vous mettez les pieds.

Conseil de bloggeur : Évitez les fermes d’oignons et de raisins à St George où les « contracters » se nomment Nicholas et Paul.

La Team

8 thoughts

  1. Hey les francais !!.

    Tout dabord je surkiff votre video sur les oignons !! Juste enorme 🙂 d’ailleurs je regrette que voua ne aoyez pas resté plus longtemps car je vous aurais bien demander de me montrer comment vous faites ca 🙂

    Et sinon concernant l’article, je ne suis pas trop d’accord !
    Comme partout il faut donner du temps au temps. J’avous que les metres n’etaient pas la meilleure solution mais la tout va mieux et pour tous le monde donc essayez de rester juste un peu objectif dans vos ecris 🙂

    Et enfin j’ai mis un post sur mon blog a propos du votre 🙂

    Bon courage +++

  2. Bonjour à tous !

    Comment se passe votre séjour? Je tiens également un blog sur l’Australie http://infos-australie.blogspot.fr, et je me revois beaucoup à travers vos articles sur le Fruitpicking.
    C’est pas évident au début mais l’aventure humaine est extraordinaire.
    Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas à venir sur mon blog au détour d’un fruitpicking.

    Have a good stay !

    Bonne route et à bientôt au au pays du Kangourou!

    Damien

  3. Je ne sais pas si le cauchemard est une invention ou si c’est du vécu, mais ça m’a rappelé les mauvais rêves que je faisais quand je cueillais des cerises ! Excellente idée de l’avoir mis en scène, je trouve que c’est le meilleur moyen de résumer le fruitpicking !!

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