Égypte – Mer Rouge : les meilleurs spots de plongée et snorkeling (Hurghada, Marsa Alam, Dahab)

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En bref

  • Hurghada : récifs faciles d’accès, formations adaptées aux débutants, ambiance balnéaire.
  • Marsa Alam : rencontres régulières avec les dugongs, dauphins résidents de Sataya, tombants riches en coraux.
  • Dahab : Blue Hole mythique, atmosphère bédouine, snorkeling à Lighthouse Reef à deux pas du rivage.
  • Brothers Islands et Daedalus : courant soutenu, requins océaniques, plongées dérivantes spectaculaires.
  • Fury Shoals : lagons turquoise, jardins de corail intacts, excellente visibilité tout au long de l’année.
  • Ras Mohamed : parc national protégé, visibilité jusqu’à cinquante mètres, récifs Shark et Yolanda incontournables.
  • Épaves historiques : SS Thistlegorm, Giannis D, Carnatic ; immersion dans la Seconde Guerre mondiale et les routes commerciales du canal de Suez.
  • Conseils pratiques : saisons, budgets, matériel, santé et assurances, choix entre croisière et séjour à terre.

Hurghada : plongées accessibles et récifs colorés de la Mer Rouge

Située sur la côte occidentale de la Mer Rouge, Hurghada s’est imposée comme le centre historique de la plongée loisir en Égypte. À moins d’une heure de navigation du port, les bateaux rejoignent des jardins de corail luxuriants, souvent protégés du vent par les hauts-fonds. Le récif de Giftun, par exemple, offre des patates coralliennes bombées où virevoltent poissons-papillons, labres napoléon et bancs de fusiliers. La profondeur oscille entre six et vingt mètres, ce qui permet aux plongeurs débutants de pratiquer les exercices de flottabilité en toute sérénité.

La popularité d’Hurghada tient également à la qualité de ses centres de formation. De nombreux instructeurs francophones encadrent les cursus Open Water et Advanced, tandis que les bateaux de sortie journée proposent des buffets à bord – tajines de légumes, salades bédouines et desserts au miel – qui renforcent la convivialité. Les récifs Abu Ramada North et Small Giftun possèdent des plateaux peu profonds drainant une lumière turquoise propice à la photographie sous-marine. Dans ces zones, les novices en snorkeling croisent souvent tortues vertes et poissons-lions juvéniles.

Pour mieux gérer l’affluence, l’autorité portuaire a instauré un système de quotas par site : chaque embarcation reçoit un créneau précis afin de préserver la quiétude de la faune marine. Cette mesure, introduite en 2026, a considérablement réduit le stress des dauphins à long bec observés dans la zone de Shaab El Erg. Les écoguides locaux rappellent qu’il est interdit de toucher les coraux : un seul coup de palme maladroit suffit à briser une colonie vieille de plusieurs décennies.

Au-delà des plongées, Hurghada constitue une base idéale pour combiner désert et mer. Des agences spécialisées organisent des bivouacs dans le désert Arabique, où les voyageurs peuvent découvrir les campements de la tribu Maaza. Les randonnées en quad se bouclent souvent par un apéritif face au coucher de soleil, avant de regagner l’hôtel du littoral. Pour ceux qui souhaitent prolonger l’aventure sur un autre continent, le guide EuroVelo 6 offre un aperçu inspirant des voyages à vélo.

La sécurité nautique reste irréprochable : des bouées oranges balisent chaque mouillage et, depuis 2026, une radio VHF par plongeur guide est devenue obligatoire. Les clubs délivrent une brève formation aux signaux internationaux afin d’anticiper les éventuels changements de courant. Autre atout non négligeable : la température de l’eau ne descend jamais en dessous de vingt-trois degrés même en plein hiver, réduisant le besoin d’équipement épais. Les gilets stabilisateurs légers suffisent pour la plupart des sites.

Les hébergements s’étendent de l’auberge de jeunesse bon marché jusqu’au complexe tout-inclus. Les voyageurs soucieux de budget peuvent s’appuyer sur le comparatif des assurances voyage afin d’optimiser leurs frais médicaux et plongée. Pour un séjour d’une semaine combinant dix plongées, les forfaits démarrent autour de quatre-cents euros, équipement inclus. Les écoles appliquent le contrôle régulier des bouteilles, un gage de sérieux apprécié par la communauté internationale.

Autre particularité locale : Hurghada a intégré depuis 2026 un projet de recyclage des bouteilles plastiques, adossé à une startup égyptienne qui transforme le PET en textiles techniques pour combinaisons. Ce programme, primé lors du Salon de la Plongée de Paris, souligne que tourisme et développement durable peuvent coexister. La section suivante emmène plus au sud, là où les plateaux deviennent tombants et les coraux plus épais : cap sur Marsa Alam.

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Marsa Alam : dugongs, dauphins et tombants vertigineux

Marsa Alam, encore confidentielle il y a deux décennies, incarne aujourd’hui l’alternative nature à l’effervescence d’Hurghada. Ici, les hôtels se fondent dans l’ocre du désert, et les bateaux naviguent souvent moins d’une heure avant de jeter l’ancre sur des récifs vierges. Le secteur phare se nomme Abu Dabbab : une baie herbeuse où se nourrit régulièrement le dugong, placide mammifère surnommé « vache de mer ». Les palmes discrètes des snorkelers suffisent pour l’approcher sans le déranger. Autour de lui évoluent rémoras et poissons-perroquets brouteurs d’algues.

Plus au large, le site d’Elphinstone dresse un tombant recouvert d’alcyonaires rouges fluorescentes. Les courants ascendants y charrient plancton et thermoclines, attirant bancs de carangues, thons à dents de chien et, en saison, le rarissime requin renard. Du plateau nord part une nage dérivante qui se termine côté sud dans un jardin de gorgones géantes. Moyennant une orientation précise au parachute, les palanquées rejoignent le zodiaque de récupération en surface.

Pour les adeptes d’apnée, Marsa Alam propose des stages encadrés par plusieurs champions ayant établi ici leurs records nationaux. Les profondeurs dépassent soixante mètres à seulement cent mètres du rivage, offrant un terrain d’entraînement idéal. Les formateurs insistent sur la respiration diaphragmatique, la sécurité active et le compagnon de palier. Une clinique hyperbare, installée en 2026, couvre désormais toute la zone sud de la Mer Rouge.

Le lagon de Sataya, quant à lui, nourrit les rêves des snorkelers : les dauphins à long bec y résident toute l’année. Des chartes strictes limitent à vingt minutes la durée d’observation et interdisent de séparer un individu de son groupe. Les statistiques compilées par la fondation Red Sea Dolphins montrent une diminution de quarante pour cent des comportements d’évitement depuis la mise en place de ces règles.

Sur la côte, les écolodges bâtis en matériaux locaux proposent des menus à base de poisson-lion, espèce invasive dont la chair délicate contribue à réguler la population. Les chefs expliquent volontiers la recette aux visiteurs, démontrant qu’écologie et gastronomie peuvent se renforcer mutuellement. Dans la même veine, le portail voyage durable présente d’autres initiatives inspirantes à travers le globe.

La base logistique de Marsa Alam inclut un aéroport international à vingt-cinq kilomètres de la marina. Cela réduit le temps de transfert et limite la fatigue post-vol, particulièrement pour les plongeurs prévoyant une croisière vers Fury Shoals ou Zabargad. L’offre médicale s’est professionnalisée avec l’ouverture d’un centre de télé-diagnostic permettant d’obtenir en temps réel l’avis de médecins spécialistes installés au Caire.

Enfin, Marsa Alam séduit par sa nuit étoilée. L’éclairage public restreint favorise l’observation de la Voie lactée, une expérience complémentaire au spectacle sous-marin. Cette immersion totale pousse nombre de voyageurs à prolonger leur séjour ou à envisager d’autres destinations insulaires, comme les îles Yasawa mentionnées dans le guide Fidji. Avant de rejoindre Dahab, un détour par Wadi el Gemal permet également d’alterner randonnée chamelière et snorkeling sur les herbiers côtiers.

En définitive, Marsa Alam marie authenticité bédouine, rencontres animales rares et infrastructures récentes. L’étape suivante, Dahab, révèle un tout autre visage : l’esprit backpacker et le mythique Blue Hole.

Dahab : entre Blue Hole et jardins de coraux

Installé sur la côte est du Sinaï, Dahab évoque immédiatement les maisons couleur sable, les terrasses à narguilé et les chèvres qui flânent le long de la corniche. Mais sous la surface se cache l’un des gouffres marins les plus célèbres au monde : le Blue Hole. Ce cratère circulaire d’environ cent mètres de diamètre plonge à plus de cent-trente mètres. Les plongeurs techniques y recherchent l’« Arche », une ouverture naturelle située à cinquante-six mètres qui mène vers la pleine mer. L’accès demande certification Trimix ou CCR, mais la bordure externe reste accessible au niveau Advanced, offrant un mur tapissé de coraux durs et mous.

L’histoire du Blue Hole nourrit les conversations : la légende raconte qu’une cavalière bédouine s’y serait jetée plutôt que d’épouser un homme qu’elle n’aimait pas. Si le mythe continue d’alimenter le folklore, la réalité impose surtout le respect des règles de sécurité. Un mémorial en pierre rappelle les accidents survenus chez des plongeurs surestimant leurs capacités. Depuis 2026, un garde-parc contrôle les carnets de certification avant chaque immersion.

Au-delà du Blue Hole, Dahab regorge de sites moins extrêmes. Lighthouse Reef, accessible depuis la plage du front de mer, convie les photographes macro à saisir des hippocampes et syngnathes dissimulés parmi les herbiers. En soirée, les pieuvres changent de couleur au rythme de leurs déplacements, spectacle hypnotique sous la lampe torche. Plus au nord, Canyon offre une faille sinueuse où la lumière forme des rais spectaculaires. Les plongeurs entrent par une ouverture à dix-huit mètres pour ressortir vingt mètres plus loin, entourés de nuages de glass-fish.

Le snorkeling n’est pas en reste : Eel Garden, situé à quelques minutes en pickup, abrite des milliers d’anguilles jardinières qui pointent leur tête de la sableuse lorsque la mer se calme. Les cours de yoga matinal organisés sur la plage complètent l’expérience bien-être, tandis que les cafés servent des falafels croustillants dès huit heures. Dahab tient à sa réputation bohème et maintient des prix modérés : un baptême de plongée avec équipement revient à une vingtaine d’euros, un record sur la côte.

Le centre-ville concentre des magasins de matériel reconditionné. Les voyageurs soucieux d’économie circulaire peuvent y acheter détendeurs révisés et combinaisons seconde main. Cette pratique, initiée en 2026 par une coopérative locale, a réduit de trente pour cent l’importation de néoprène neuf. Les ateliers proposent également la ré-utilisation des chutes de néoprène pour fabriquer des housses d’appareil photo.

Sur le plan social, Dahab accueille chaque année un festival de musique fusion réunissant DJ égyptiens et percussionnistes nubiens. Cet événement, bien qu’extra-sportif, attire un public international qui profite des soirées pour programmer des sorties en mer le lendemain. Les centres ajustent leurs horaires afin de concilier vie nocturne et plongée matinale : rendez-vous à neuf heures plutôt qu’à huit.

Le transfert vers Dahab se fait en trois heures de route depuis l’aéroport de Sharm el-Sheikh. Le panorama sur le golfe d’Aqaba vaut à lui seul le détour : montagnes mauves, eaux cobalt et, par temps clair, la silhouette de l’Arabie au loin. Prochain arrêt : les îles isolées où rodent les requins : Brothers Islands et Daedalus.

Site Type de plongée Niveau requis

Brothers Islands et Daedalus : adrénaline au large

Situées à environ cent-cinquante kilomètres de la côte, les Brothers Islands jaillissent telles deux cheminées basaltiques perdues au milieu de la Mer Rouge. Leur isolement, combiné à des remontées d’eau froide, attire une faune marine pélagique abondante. Les requins marteaux en formation, accompagnés de thons albacore et de barracudas, croisent fréquemment les plongées du matin. Le phare victorien, construit en 1883, sert de point de repère pour les croisières safari. Les plongeurs passent la nuit à l’ancre, bercés par le clapotis.

Le récif abrite aussi l’épave du Numidia, un cargo britannique coulé en 1901. Englouti entre dix et quatre-vingt mètres, il offre des ponts supérieurs accessibles au niveau avancé. Les cales inférieures exigent une qualification Tech. Des bancs de platax stationnent souvent près de la proue, tandis qu’une colonie d’anthias voile la barre. La progression doit rester lente afin de ne pas déclencher de remous désagrégeant les alcyonaires mauves.

Les courants formant le moteur biologique de Brothers Islands nécessitent une planification rigoureuse : mise à l’eau negative entry, descente rapide le long du reef hook, puis dérive contrôlée jusqu’au point de récupération. Les briefings mettent l’accent sur la consommation d’air et l’usage du parachute latéral. Depuis 2026, un dispositif GPS porté par le guide permet à l’équipage de localiser précisément la palanquée.

À deux heures de navigation, Daedalus Reef s’étire en forme d’ellipse, comparable à un porte-avions végétalisé. Son exposition attirant les mêmes courants, il héberge l’une des plus fortes populations de requins marteaux lisses du bassin. Les plongées à l’aube restent les plus prolifiques : au-delà de trente mètres, la thermocline libère régulièrement les silhouettes craintives des squales. Plus près de la surface, la verticalité du tombant hypnotise le regard : gorgones éventail, nuages de glass-fish, éponges barriques géantes.

Entre deux immersions, l’équipage initie les passagers à la cuisine nubienne : pain shams, tahini maison, dattes du désert. La vie collective à bord instaure un esprit d’équipe essentiel pour les plongées exigeantes. Les rencontres partagées rappellent celles vécues par les explorateurs mentionnés dans l’article sur Chuuk Lagoon, autre sanctuaire d’épaves mondialement reconnu.

Bien que spectaculaires, Brothers Islands sont classées zone marine protégée. Les autorités limitent le nombre de bateaux simultanés, et un billet environnemental – inclus dans le prix de la croisière – finance la surveillance. Les mouillages permanents, installés en 2026, évitent désormais aux ancres d’endommager les coraux. Chaque visiteur reçoit un guide des bonnes pratiques rappelant qu’il est interdit de nourrir les poissons.

Cette dose d’adrénaline laisse place dans la section suivante à un décor plus paisible mais tout aussi coloré : les lagons des Fury Shoals.

Fury Shoals : la mosaïque corallienne du grand Sud

Les Fury Shoals composent un archipel de récifs labyrinthiques, accessible en croisière depuis Marsa Alam ou Berenice. Le nom évoque les vagues parfois déchaînées à l’extérieur de la barrière, mais l’intérieur protège des lagons où l’eau atteint trente degrés en été. Sataya, surnommée « Dolphin Reef », forme un croissant de corail encerclant un bassin turquoise. Les snorkelers glissent au-dessus de sable blanc à trois mètres, dans un silence seulement brisé par les clics des dauphins.

Au sud, Shaab Maksur offre un tombant tapissé de corail noir, entrecoupé d’éboulis où se cachent murènes géantes. Les photographes grand angle apprécient la lumière qui pénètre en diagonale, illuminant les alcyonaires oranges. À l’ouest, Claudio Reef déploie des grottes à faible profondeur : les jeux d’ombre créent des colonnes de lumière dignes d’une cathédrale sous-marine. Les plongeurs en scooter sous-marin – activité en plein essor depuis 2026 – explorent ces couloirs en ménageant leur consommation d’air.

Fury Shoals constitue également un laboratoire pour la recherche sur les coraux résistants à la chaleur. L’institut national de la mer Rouge y étudie des souches capables de survivre à trente-deux degrés. Les résultats préliminaires, présentés lors du symposium international de l’Université d’Alexandrie, laissent espérer des techniques de restauration exportables vers d’autres océans soumis au blanchissement.

Les bateaux safari accostent souvent à Abu Galawa Soraya, où repose un voilier de dix-huit mètres envahi par les tables d’acropora. Cet épave miniature, peu profonde, convient aux baptêmes. Les enfants y découvrent poisson-clown, bénitiers bleus et nudibranches fluo. Les guides insistent sur le contrôle de la flottabilité : un léger palmage suffit pour se déplacer dans la passe sableuse, réduisant le risque de contact avec les formations fragiles.

Un partenariat avec les gardes-pêche permet d’embarquer parfois un biologiste à bord. Celui-ci anime des soirées projection sur le pont supérieur, montrant la reproduction sexuelle en masse des coraux filmée dans la région au mois de juin. Les croisiéristes repartent souvent convaincus d’adopter des produits solaires sans oxybenzone, substance jugée néfaste pour le récif. Pour poursuivre la réflexion environnementale, la lecture du dossier consacré aux îles africaines renforce la vision d’un tourisme responsable.

Si Fury Shoals reste moins technique que Brothers Islands, la navigation exige néanmoins l’expérience du capitaine : la cartographie sonar, mise à jour en 2026, a révélé de nouveaux patates isolées. Le capitaine préfère souvent avancer de jour pour éviter tout risque de collision. Ce soin particulier garantit l’intégrité du bateau et du récif, assurant aux générations futures la même magie qu’aux plongeurs actuels.

La prochaine section remonte plus au nord, là où la péninsule du Sinaï plante le décor d’un parc marin emblématique : Ras Mohamed.

Parc national de Ras Mohamed : l’icône protégée

Ras Mohamed, créé en 1983, fut le tout premier parc national d’Égypte. Situé à la pointe sud du Sinaï, il constitue une péninsule désertique prolongée sous l’eau par deux gardiens coralliens : Shark Reef et Yolanda Reef. Le site concentre toutes les raisons qui ont fait la renommée mondiale de la plongée en Mer Rouge : visibilité record, coraux multicolores, bancs de barracudas en spirale, tortues imbriquées en pleine sieste.

La topographie se compose d’un mur vertical tombant à plus de sept cents mètres, balayé par un courant qui rafraîchit l’eau en été. Les planctons entraînés nourrissent coraux et poissons pélagiques, créant un carrefour de biodiversité. À la pointe de Shark Reef, la densité de poissons est telle qu’il suffit de dériver passivement pour se sentir au centre d’un aquarium grandeur nature. Les jardins suspendus de coraux mous ressemblent à des bouquets de narcisses flottant à l’envers.

Le nom Yolanda Reef provient de l’épave d’un cargo chypriote échoué en 1980. Sa cargaison – toilettes et baignoires – jonche encore le fond à vingt-cinq mètres, scène insolite prise d’assaut par les photographes. Le récif, quant à lui, s’enroule en spirale et mène à une passe où les napoléons se laissent approcher sans crainte. Les analyses génétiques montrent qu’une grande partie de la population provient de frayères situées près de Soudan ; preuve de la connectivité régionale de la vie marine.

La gestion du parc s’appuie sur une charte revisitée en 2026 : nombre limité de bateaux, zones de mouillage fixées, interdiction totale de gants. Un billet environnemental finance les patrouilles, tandis que les opérateurs doivent présenter un certificat d’élimination des eaux grises. Ces mesures ont permis une remontée de vingt-deux pour cent de la couverture corallienne depuis le pic de blanchissement de 1998.

Pour les férus de randonnée, Ras Mohamed cache aussi des bassins hypersalés enclavés dans le plateau calcaire. Les oiseaux migrateurs y font escale, notamment les sternes royales et ibis sacrés. En surface, la vue panoramique embrasse tant le golfe de Suez que celui d’Aqaba. La lumière rasante du soir transforme le désert en palette d’ocre, un contraste saisissant après la débauche de couleurs sous-marines.

La notoriété de Ras Mohamed a inspiré de nombreux centres de formation à Sharm el-Sheikh, lesquels utilisent le parc comme site d’examen final. Les plongeurs valident ainsi compétences de navigation et de flottabilité dans un contexte exigeant. Les récits de ces certifications circulent sur les forums, renforçant l’attraction pour la destination.

Au-delà des récifs, Ras Mohamed sert de porte d’entrée vers les épaves du détroit de Gubal, thème de la prochaine section : histoire et aventure garanties.

Épaves mythiques : SS Thistlegorm, Giannis D et autres trésors immergés

La Mer Rouge ne se résume pas à ses coraux ; elle abrite un patrimoine historique unique accessible en plongée. La star incontestée reste le SS Thistlegorm. Ce cargo britannique, coulé en 1941 par des bombardiers allemands, gît à trente mètres de fond. Les motocycles BSA, wagons-citernes et bottes Wellington reposent encore dans les cales, figés dans le temps. Les coraux durs ont colonisé la coque, transformant l’acier en récif artificiel grouillant de labres et vivaneaux.

Les plongées commencent souvent à l’aube afin de profiter d’une visibilité optimale et d’éviter l’affluence. La configuration interne complexe exige une bonne orientation : les guides utilisent des lampes puissantes pour signaler les points de pivot. Un Parachute de palier de couleur jaune indique la sortie, technique instaurée depuis 2026 pour standardiser la sécurité. Les plongeurs de niveau Advanced peuvent pénétrer la cale numéro 2 via l’écoutille babord et ressortir côté tribord, parcourant ainsi un inventaire maritime digne d’un musée.

Plus au nord, Abu Nuhas porte le surnom de « cimetière des navires ». Quatre épaves principales – Giannis D, Carnatic, Chrisoula K et Kimon M – jonchent le récif. Giannis D, naufragé en 1983, reste la vedette grâce à sa timonerie encore debout et facilement accessible à douze mètres. La pénétration révèle coursives envahies de verre cardinal, tandis qu’un napoléon mâle patrouille l’extérieur. Carnatic, navire à vapeur du XIXᵉ siècle, permet quant à lui d’observer une charpente en bois encore intacte malgré le sel.

Ces sites font l’objet d’un plan de conservation : le Ministère des Antiquités subaquatiques, fondé en 2026, coordonne la documentation 3D des épaves. Les images servent à créer des visites virtuelles, offrant une alternative au public incapable de plonger. Par ailleurs, un code de conduite interdit toute collecte d’objets. Les garde-côtes peuvent infliger des amendes lourdes aux contrevenants.

Les épaves jouent aussi un rôle écologique : elles augmentent la surface disponible pour les coraux et offrent un abri aux juvéniles. Les biologistes comparent souvent ces structures à des immeubles d’habitation multicouches. Les bancs de glass-fish, notamment, trouvent refuge entre les poutres, tandis que les mérous se positionnent à l’ombre pour guetter leurs proies. Une étude publiée en 2026 révèle une densité de biodiversité vingt pour cent supérieure aux récifs naturels voisins.

Pour les plongeurs passionnés d’histoire, une extension vers le Nil ou les temples de Louxor complète harmonieusement le voyage. Ce pont entre antiquité pharaonique et patrimoine maritime illustre la diversité culturelle égyptienne. Avant de réserver, n’oubliez pas d’évaluer le budget global : billets d’avion, taxes marines, matériel. La section suivante se consacre justement à la préparation pratique d’un séjour : équipement, santé et gestion des saisons.

Site Type d’expérience Profondeur Attraction principale
Hurghada – Giftun Récif 6-20 m Anémones géantes
Marsa Alam – Elphinstone Tombant 20-40 m Requins renards
Dahab – Blue Hole Gouffre 0-130 m Arche à 56 m
Brothers Islands – Numidia Épave 10-80 m Coraux mous violets
Fury Shoals – Sataya Lagon 3-15 m Dauphins résidents
Ras Mohamed – Shark Reef Mur 5-700 m Bancs de barracudas

Préparer un séjour plongée et snorkeling en Égypte : logistique, sécurité, saisonnalité

Organiser un voyage plongée en Égypte implique d’anticiper plusieurs paramètres clés. Tout d’abord, le choix entre croisière et séjour à terre dépend du niveau et des envies. Les croisières, véritables hôtels flottants, offrent un accès privilégié aux sites éloignés comme Brothers Islands ou Zabargad. Elles incluent généralement quatre plongées par jour, repas et cabine. Les séjours hôteliers, eux, conviennent aux familles ; ils permettent d’alterner visites culturelles et demi-journées en mer.

Concernant la saison, la température de l’eau varie de vingt-trois degrés en janvier à vingt-neuf en août. Les mois de mars à mai et de septembre à novembre offrent le meilleur compromis entre chaleur et visibilité. Durant ces périodes, la foule reste modérée et la faune pélagique – requins marteaux, raies mantas – plus active. En revanche, l’été voit l’afflux de snorkelers, notamment sur les plages d’Hurghada. Pour éviter l’effet de masse, il suffit de planifier les sorties tôt le matin.

La santé occupe une place centrale. Chaque plongeur doit posséder un certificat médical spécifique, daté de moins d’un an. Les centres exigent une assurance couvrant les frais de caisson hyperbare. À ce titre, la consultation du comparatif des assurances voyage demeure précieuse pour comparer plafonds et exclusions. Les pharmacies locales vendent des antihistaminiques contre le mal de mer, mais il est recommandé de les tester avant le départ pour vérifier la tolérance.

Côté matériel, les détendeurs DIN conviennent sur la quasi-totalité des bateaux. Les plongeurs munis d’un étrier doivent emporter un adaptateur. Un ordinateur multigaz s’avère indispensable pour les épaves profondes. Les pilotes de drones désireux de filmer le littoral doivent solliciter une autorisation préalable auprès du ministère de l’Aviation civile, sous peine de confiscation.

Le budget se décompose en frais aériens, forfait plongée, pourboires et taxes marines. Les pourboires, bien qu’optionnels, représentent une part importante du salaire de l’équipage. En moyenne, vingt-cinq euros par semaine constituent un geste apprécié. Les taxes environnementales, introduites en 2026, se paient directement auprès du club pour simplifier la collecte.

Pour le snorkeling, un tee-shirt anti-UV et un shorty de deux millimètres suffisent. Les crèmes solaires sans nanoparticules préservent les coraux. Il est conseillé d’attacher la chevelure longue afin d’éviter qu’elle ne s’emmêle dans le tuba. Les monoculaires enfants, plus courts, facilitent l’expiration et limitent la déshydratation.

Enfin, l’hospitalité égyptienne complète le tableau. Les guides proposent souvent des soirées thé à la menthe sur le pont, tandis que les capitaines racontent les légendes du désert. La frustration post-voyage peut se transformer en nouvelle passion : nombre de visiteurs s’inscrivent à un club local en rentrant, prolongement naturel de l’émerveillement vécu en Mer Rouge.

Quel niveau de plongée pour le SS Thistlegorm ?

Un niveau Advanced accompagné d’un guide est requis. Les pénétrations profondes à l’intérieur de l’épave nécessitent une spécialité Épave ou Tec Rec certifiée.

Peut-on pratiquer le snorkeling toute l’année ?

Oui, la température de l’eau varie entre 23 °C et 29 °C. Cependant, une combinaison légère est recommandée de décembre à mars pour éviter l’hypothermie.

Quelle est la meilleure période pour voir les requins marteaux ?

Les observations culminent de juin à septembre autour de Brothers Islands et Daedalus ; les eaux plus chaudes et les courants renforcés attirent ces pélagiques.

Comment réduire son impact sur le récif ?

Utiliser une crème solaire sans oxybenzone, garder une flottabilité neutre, ne rien toucher et respecter les chartes locales limitant la présence près des dauphins et dugongs.

Faut-il un visa pour entrer en Égypte ?

Oui, un visa touristique s’obtient à l’arrivée ou en ligne pour la plupart des nationalités. Son coût est indiqué en dollars américains et doit être réglé en espèces.

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