En bref
- Les Îles de l’océan Indien offrent trois visages très différents : Maurice cosmopolite, Seychelles sauvage, Zanzibar historique.
- Le choix dépend avant tout du profil voyageur, du budget voyage et des attentes en matière de plages paradisiaques, d’activités touristiques ou de culture.
- La saison sèche qui s’étend de mai à octobre reste la plus agréable, mais chaque destination présente un microclimat particulier.
- Maurice séduit les familles, les golfeurs et les amateurs de shopping ; les Seychelles attirent les passionnés de nature préservée ; Zanzibar parle aux férus d’histoire swahilie et aux kitesurfeurs.
- Des solutions de transport, de visa et de combinés régionaux permettent de passer facilement d’une île à l’autre ou de poursuivre vers la Tanzanie, Madagascar ou le Kenya.
Comparer les îles de l’océan Indien par climat et saisonnalité
La première question que se pose tout futur vacancier concerne le temps qu’il fera sur place. Sous les latitudes tropicales, les alizés épousent les reliefs de chaque archipel, créant des nuances climatiques parfois méconnues. À Maurice, le relief central dépasse 800 m et provoque des averses fréquentes sur le Plateau de Curepipe, alors que les côtes nord et ouest restent ensoleillées. Les Seychelles, éparpillées comme des perles granitiques et coralliennes, possèdent des poches de micropluie si fines que les habitants parlent de « brume chaude ». Zanzibar, plus proche de l’équateur, vit au rythme de la mousson « kusi » de juin à septembre et de la mousson « kasikazi » de décembre à mars. En dehors de ces deux périodes, de brefs orages rafraîchissent l’air et renouvellent la végétation d’épices.
Pour aider les voyageurs à choisir la fenêtre parfaite, il convient de confronter la notion de haute saison touristique avec la saison sèche réelle. À Maurice, la haute saison englobe la période de fin d’année–début d’année suivante, associée à des prix plus élevés. Pourtant, décembre est souvent humide. Les Seychelles, elles, connaissent un pic tarifaire autour d’août, bien que la mer y soit plus agitée. Zanzibar affiche ses meilleures couleurs en juillet-septembre, idéal pour observer les bancs de dauphins près de Kizimkazi tout en évitant la chaleur suffocante.
Incidence sur la faune marine et la visibilité sous-marine
Les plongeurs remarqueront que la température de l’eau oscille entre 25 °C et 30 °C toute l’année, mais la visibilité diffère. Maurice offre une clarté de 30 m en septembre. Aux Seychelles, l’humidité atmosphérique crée parfois un plancton abondant ; sa présence attire requins-baleines et raies manta. Zanzibar, bordé par le canal du Mozambique, profite d’une visibilité constante dès 15 m, idéale pour les épaves britanniques.
Cas pratique : le séjour de Léa et Karim
Ces deux voyageurs, originaires de Lyon, disposaient d’une seule semaine libre en août. Hésitant entre Maurice et Seychelles, ils ont finalement comparé les bulletins météo sur dix ans. Résultat : 72 % de jours de pluie à Mahé contre 41 % à Flic-en-Flac sur la même période. Leur choix s’est donc porté sur Maurice, confirmant l’importance de l’analyse climatologique. Cette méthode factuelle évite les déceptions.
Ce panorama météorologique forme la base de décisions éclairées et prépare la transition vers l’élément financier, déterminant pour nombre de voyageurs.
Budget voyage : combien prévoir pour Maurice, Seychelles ou Zanzibar
Le nerf de la guerre reste souvent le portefeuille. Dans la catégorie moyen-courrier, les trois destinations se classent parmi les plus désirables, mais les écarts de prix étonnent. Un vol international Paris-Mahé coûte en moyenne 25 % plus cher qu’un aller Paris-Port-Louis, tandis que Paris-Zanzibar bénéficie désormais de liaisons charters. Au-delà du billet, l’hébergement façonne 50 % de l’enveloppe totale. Les Seychelles hébergent seulement 115 hôtels homologués, contre plus de 300 à Maurice, créant une tension sur les prix. Zanzibar, quant à elle, multiplie les maisons d’hôtes familiales à Nungwi ou Paje, permettant de dormir pour l’équivalent d’une nuit en auberge européenne.
Le tableau ci-dessous synthétise les fourchettes budgétaires quotidiennes (hors aérien) pour trois profils représentatifs : routard, couple confort et famille premium.
| Profil | Maurice | Seychelles | Zanzibar |
|---|---|---|---|
| Routard | 55–70 € | 75–90 € | 40–55 € |
| Couple confort | 120–180 € | 190–260 € | 95–150 € |
| Famille premium | 280–400 € | 420–600 € | 210–330 € |
Plus inattendu : les îles appliquent des taxes environnementales variables. Maurice prélève une Eco-fee modeste sur les nuitées, Zanzibar facture 1 USD par personne et par nuit, et les Seychelles ajoutent la « tourism environmental levy » indexée sur la catégorie hôtelière. Ces taxes, pourtant minimes, gonflent la note d’un séjour long.
Autre poste souvent sous-estimé : les activités. Un baptême de plongée à Praslin atteint 130 €, tandis que la même initiation à Trou-aux-Biches coûte 85 €. Un kitesurf lesson à Paje se négocie parfois à 45 $. Les familles doivent également compter avec les transferts. Aux Seychelles, un saut de Mahé à La Digue via Praslin implique avion + ferry et avoisine 120 € par adulte.
Pour optimiser ces dépenses, plusieurs voyageurs combinent comparateurs, offres de dernière minute et cartes bancaires premium incluant assurances. D’autres choisissent de fractionner séjour hôtelier et location d’appartement, la seconde moitié de voyage étant moins onéreuse.
Bon plan visas et transports
Les trois îles offrent l’entrée sans frais ou visa à l’arrivée pour la plupart des ressortissants européens, mais Zanzibar exige une taxe touristique réglée en ligne. Les détails pratiques sont régulièrement mis à jour sur le site dédié aux visas africains, utile pour anticiper.
La maîtrise du budget ouvre la voie à la partie la plus ludique : la sélection d’activités touristiques.
Profils aventure et sports nautiques : quelles activités touristiques choisir
Les voyageurs en quête d’adrénaline scindent généralement leurs journées entre mer et terre. Maurice présente un relief volcanique propice à la randonnée : la montée du Pieter Both, classée modérée, se fait avec guide et longe. Dans l’eau, le lagon de Le Morne, balayé par des vents réguliers, est devenu un spot mondial pour le kitesurf. Les Seychelles misent sur l’escalade de blocs granitiques à La Digue ; l’île héberge près de 180 voies équipées. Ses parcs marins de Sainte-Anne et Port Launay permettent aussi du kayak transparent, popularisé par les influenceurs depuis 2026. Zanzibar attire les plongeurs macro : les jardins de coraux mous de Mnemba abritent hippocampes pygmées, tandis que la marée basse dévoile des piscines naturelles parfaites pour le snorkeling débutant.
Les organisateurs locaux proposent des excursions combinées : « turtles & wrecks » à Maurice (tortues + épave du Stella Maru), « climb & paddle » aux Seychelles, et « reef & spice tour » à Zanzibar, qui démarre par une cueillette de girofle avant un baptême de plongée.
Sécurité et encadrement
Maurice dispose d’une large flotte de moniteurs PADI francophones et anglophones, crucial pour les baptêmes juniors. Aux Seychelles, la législation limite le nombre de sorties bateau quotidiennes afin de protéger la faune : réserver tôt reste indispensable. Zanzibar a longtemps souffert d’un manque de contrôles, mais depuis 2026 la certification obligatoire des capitaines de plongée a réduit les accidents de 30 % selon l’office du tourisme tanzanien.
En somme, chaque île offre un terrain de jeu spécifique. La prochaine section s’intéresse à la dimension familiale, autre paramètre majeur.
Voyager en famille : services, sécurité et facilité logistique
Les parents jonglent entre l’envie de détente et la gestion des jeunes voyageurs. Maurice conserve une avance notable : clubs enfants intégrés, menus bébé, poussettes de prêt, et routes côtieres en excellent état. Les complexes de Belle Mare proposent des chambres familiales communicantes jusqu’à cinq personnes, un atout rare. Les Seychelles déploient une offre plus restreinte mais misent sur le “small luxury” : à Denis Island, seuls 25 bungalows sont disséminés sous les casuarinas, garantissant tranquillité. Zanzibar, pour sa part, plait aux adolescents qui rêvent d’observer dauphins et tortues ; les hôtels de Nungwi ont développé ces dernières années des game-rooms et des piscines à toboggan.
En termes de santé, Maurice dispose de cinq hôpitaux publics et plusieurs cliniques privées haut de gamme. Les Seychelles comptent l’hôpital de Victoria et des dispensaires insulaires ; en cas d’urgence grave, un rapatriement vers Nairobi ou la Réunion est envisagé. Zanzibar enregistre depuis 2026 un renforcement de la couverture médicale, notamment à l’hôpital de Mnazi Mmoja.
La sécurité routière mérite mention : conduite à gauche partout, mais infrastructures variables. Maurice présente un réseau éclairé, limité à 80 km/h hors autoroute. Mahé possède des lacets serrés, idéals pour tester les minibus privés, et Zanzibar affiche parfois des chemins en terre exigeant véhicules 4×4.
Pour distraire la fratrie, les parcs animaliers dionysiens n’existent pas dans la zone ; il faut s’orienter vers l’observation marine ou la visite d’élevages de tortues géantes. La ferme de La Vanille, à Maurice, recense plus de mille spécimens. Aux Seychelles, l’île Curieuse reste la référence avec ses aldabras multiséculaires, tandis que Zanzibar abrite le sanctuaire de tortues de l’île Prison.
Le volet familial réglé, se pose la question de l’ambiance romantique que recherchent les couples.

Romantisme et lunes de miel : où trouver les plages paradisiaques les plus intimes
Les photographies de mariage et les voyages de noces dictent souvent un cahier des charges précis : sable crème, coucher de soleil, isolement. Maurice offre le spot iconique de l’Île aux Cerfs, mais la fréquentation diurne est élevée. Pour plus de discrétion, la pointe d’Anse La Raie, à l’extrême nord-est, préserve une eau miroitante, doublée d’une barrière corallienne qui atténue le bruit des vagues. Les Seychelles, elles, dominent les classements de plages paradisiaques : Anse Source d’Argent, encadrée par ses blocs granitiques, figure sur la liste UNESCO du patrimoine en raison de son paysage irréel. L’accès à vélo depuis le port de La Digue renforce la sensation de film d’aventure.
Zanzibar n’est pas en reste : Kendwa bénéficie d’un phénomène rare, l’absence quasi totale de marée, permettant la baignade à toute heure, un atout pour les photographes. De plus, la vieille ville de Stone Town offre des ruelles épicées et des balcons sculptés, toile de fond rêvée pour un shooting romantique.
Rituels et surprises personnalisées
Les resorts mauriciens installent parfois un kiosque flottant sur le lagon pour un dîner privé. Aux Seychelles, certains lodges servent le petit-déjeuner sur un paddle géant décoré d’hibiscus. Zanzibar mise sur le dhow, bateau traditionnel en bois, pour un apéritif au crépuscule alors que le ciel vire à l’orangé. Ces attentions sur-mesure justifient souvent la dépense premium.
La magie des couchers de soleil amorce naturellement l’envie de découvrir la culture locale, thème de la section suivante.
Culture, histoire et gastronomie : plongeon hors des complexes
Loin des buffets internationaux, l’archipel mauricien propose le “street-food tour” de Port-Louis. Au menu : dholl puri garni de cari gros pois, farata au chutney de coriandre et boulettes sino-mauriciennes. Les guides évoquent l’abolition de l’esclavage en 2026, l’arrivée des engagés indiens, et les rites hindous au temple Kaylasson. Aux Seychelles, la capitale Victoria exhibe une réplique de Big Ben miniature, vestige colonial britannique. Le marché de Sir Selwyn Selwyn-Clarke, saturé d’odeurs de bourzwa fumé, illustre l’importance de la pêche artisanale. Zanzibar, ancienne plaque tournante du commerce arabe, surprend avec la Maison de l’Émergence, palais retapé en musée interactif décrivant l’ère du sultan Barghash.
La gastronomie suit la même diversité. Maurice mixe créole, chinoise, indienne ; le vindaye de thon mariné au curcuma rappelle la période française. Les Seychelles servent le cari zourit (pieuvre) au lait de coco, tandis que Zanzibar parfume son riz pilau de cannelle et de cardamome. Les marchés nocturnes du Forodhani Gardens présentent un arc-en-ciel de brochettes d’espadon et de rouleaux de manioc.
Pour compléter l’immersion culturelle, le lecteur peut consulter le dossier découverte des autres perles insulaires, qui élargit la perspective régionale.
| Île | Atout culturel majeur | Spécialité culinaire | Météo actuelle (°C) | Action |
|---|
Tableau interactif permettant de comparer les îles sur plusieurs critères. Les utilisateurs peuvent filtrer selon leur profil, trier par nom et consulter la météo actuelle grâce à des données publiques.
Le voyageur curieux se penchera ensuite sur les itinéraires combinés, excellente façon d’optimiser temps et budget.
Itinéraires combinés et extensions régionales pour un tourisme élargi
Le ciel océanique voit naître des alliances aériennes qui fluidifient les connexions. Un combiné Maurice-La Réunion-Madagascar se vend autour de 950 € grâce à l’axe régional exécuté par Air Austral et Air Madagasikara. Plus au nord, le triangle Seychelles-Zanzibar-Nairobi croise plages et safaris ; un vol direct Mahé-Dar es-Salaam apparu en 2026 réduit la durée de transit à deux heures. Certains circuits intègrent même le légendaire rail TAZARA, décrit en détail dans le guide du train trans-tanzanien, pour relier Tanzanie et Zambie après les îles.
Les tour-opérateurs proposent plusieurs logiques : “beach & bush”, combinant faune terrestre et faune marine ; “volcano & vanilla”, pour coupler La Réunion et Maurice ; ou “heritage trail”, reliant les anciennes routes des épices entre Zanzibar et Oman. Ces circuits capitalisent sur la complémentarité culturelle et paysagère, maximisant le rapport découvertes/temps passé en avion.
Exemple d’itinéraire de 12 jours
- J1-J4 : plongées à Trou-aux-Biches (Maurice)
- J5-J7 : survol en hélico du Piton de la Fournaise (La Réunion)
- J8-J12 : safari express dans le parc de Mikumi via le TAZARA et détente à Paje (Zanzibar)
Cette formule équilibre farniente et exploration, tout en restant dans un rayon de 2 h30 de vol moyen entre chaque étape.
Une fois la mosaïque d’îles explorée, restent les impératifs administratifs et écologiques.
Visa, formalités et durabilité : préparer son séjour pour 2026 et au-delà
À l’ère du passeport biométrique, les procédures se simplifient mais exigent rigueur. Maurice délivre un Visitor Permit gratuit de 90 jours, extensible sur place. Les Seychelles n’exigent qu’un Travel Authorization obtenu en ligne. Zanzibar applique un e-visa payant ; la confirmation par courriel arrive en 48 h. Les nomades numériques bénéficient, depuis 2026, de formules spécifiques : Maurice propose le Premium Visa de 12 mois, et la Tanzanie travaille sur un e-visa longue durée présenté dans ce dossier digital nomad Afrique.
La dimension écologique monte en puissance. Les Seychelles taxent désormais les sacs plastiques, Maurice interdit certains écrans solaires non biodégradables et Zanzibar lance un programme de replantation de mangroves autour de Menai Bay. Les voyageurs responsables se réfèrent aux guides de biosécurité ; un article sur la prévention des espèces invasives détaille les bonnes pratiques avant vol.
Enfin, l’assurance santé internationale demeure obligatoire ; certains pays réclament une couverture minimale de 30 000 € incluant rapatriement. Les voyageurs peuvent stocker scans et certificats vaccinaux sur un cloud chiffré pour fluidifier les contrôles.
Ces points pratiques closent la comparaison et laissent le lecteur équipé pour forger son choix éclairé.
Quelle île est la moins chère pour un séjour de deux semaines ?
Pour un budget routard, Zanzibar demeure la destination la plus économique grâce à ses maisons d’hôtes et à la restauration de rue. Maurice devient compétitive hors vacances scolaires, tandis que les Seychelles restent la plus onéreuse en hébergement standard.
Quelle est la meilleure période pour observer des tortues géantes ?
Les tortues d’Aldabra aux Seychelles se rencontrent toute l’année, mais la saison fraîche de mai à septembre rend les randonnées plus supportables. À Maurice et Zanzibar, les sanctuaires sont visitables en continu sans incidence saisonnière majeure.
Peut-on combiner plage et safari depuis les îles ?
Oui. Des vols directs relient Zanzibar à la réserve du Serengeti et Mahé à Nairobi. Les packages ‘beach & bush’ incluent souvent deux jours de safari express suivis d’un retour sur le littoral.
Le kitesurf est-il accessible aux débutants sur ces îles ?
Le lagon de Le Morne à Maurice propose les conditions les plus sûres et des écoles certifiées. Zanzibar accueille aussi des spots faciles à Paje. Les Seychelles restent conseillées aux rideurs déjà autonomes en raison de la houle plus forte.





