En bref
- Toscane sans voiture : un réseau dense de trains régionaux et de bus permet de relier toutes les étapes majeures sans stress de stationnement ni contrainte de ZTL.
- Florence train : la gare Santa Maria Novella ouvre la porte à un centre historique entièrement piéton, idéal pour optimiser le temps de visite.
- Sienne bus : liaisons rapides depuis Florence et des navettes internes rendent la découverte du Duomo et de la Piazza del Campo plus fluide qu’en voiture.
- Val d’Orcia transport : correspondances ferroviaires jusqu’à Chiusi, puis bus panoramiques pour rejoindre Pienza, Montalcino ou San Quirico.
- Agritourisme Toscane : dormir au cœur des vignobles garantit un séjour rural Toscane authentique et un accès direct aux produits fermiers.
- Voyage durable Toscane : le choix des transports en commun Toscane réduit l’empreinte carbone d’environ 65 % par rapport à un road-trip classique.
- Tourisme responsable : partenariats locaux, ateliers culinaires et dégustations de vin favorisent l’économie circulaire régionale.
- Visite sans voiture : applications mobiles, billets combinés et hébergements près des gares simplifient chaque transfert.
Se déplacer en Toscane sans voiture : panorama des transports en commun
La première question posée par quiconque envisage un itinéraire Toscane sans voiture tient en un mot : faisabilité. La réponse est limpide : le maillage ferroviaire et routier couvre l’ensemble des secteurs touristiques. Les trains régionaux Trenitalia cadencent toutes les 30 minutes l’axe littoral – Pise – Florence – Arezzo, tandis que les bus exploités par Autolinee Toscane se faufilent dans les vallées inaccessibles au rail. Les correspondances sont conçues pour réduire l’attente : arriver à Empoli à 09 h 02 en provenance de Pise permet de monter dix minutes plus tard dans un convoi pour Sienne sans changer de quai. Cette fluidité explique qu’en 2026, 78 % des visiteurs internationaux ayant passé au moins quatre nuits à Florence aient poursuivi leur séjour en train ou bus.
Ce réseau ne se limite pas aux grands axes. Les petites lignes dites « ferrovie minori » irriguent les zones rurales. Exemple : le tronçon Asciano – Monte Antico serpente au cœur des crêtes siennoises et offre des vues dignes d’une carte postale à chaque virage. La rame, composée de deux voitures diesel rénovées, roule à 50 km/h ; lenteur bénéfique pour saisir la texture des champs de blé et la fragrance des cyprès, souvent ratées depuis une autoroute. Les billets s’achètent en ligne sur l’application officielle AT-bus ou directement au chauffeur si l’on monte dans un village sans billetterie.
Le calendrier saisonnier influe cependant sur la fréquence. De novembre à mars, certaines dessertes se réduisent, mais il reste toujours au minimum trois départs quotidiens permettant d’organiser une boucle cohérente. Le secret réside dans l’anticipation : télécharger l’horaires PDF la veille, ajuster l’ordre des visites et, si besoin, réserver une nuit supplémentaire en agritourisme Toscane. Ces fermes auberges, implantées hors des centres urbains, prennent parfois l’initiative de déposer leurs hôtes à la halte la plus proche, preuve que la collaboration entre tourisme rural et transports publics est bien huilée.
Les voyageurs soucieux de temps mettront en avant la carte « Toscana E-pass », un forfait de 72 heures à validation unique valable sur tous les bus régionaux, les trams de Florence et les trains R entre Pise, Prato, Empoli, Arezzo et Sienne. L’économie moyenne atteint 25 % par rapport à des tickets à l’unité. L’option week-end, activable du vendredi 14 h au lundi 12 h, autorise même le transport gratuit d’un vélo pliant, précieux pour rayonner entre deux bourgs distants de cinq kilomètres.
La dimension environnementale mérite d’être soulignée : un aller simple Florence – Sienne en autocar longue distance émet 4,1 kg CO₂ par passager, soit trois fois moins qu’un trajet équivalent en voiture essence récente. À l’échelle d’un circuit de sept jours, cela représente une réduction de 48 kg CO₂, l’équivalent de la production annuelle d’électricité d’un foyer néerlandais pendant 72 heures. Choisir la mobilité collective amplifie donc l’impact positif du voyage durable Toscane.

Florence en train : art, ruelles et optimisation des trajets piétons
Arriver à Florence par les rails, c’est pénétrer au cœur même de la cité de la Renaissance. Le quai 13 de Santa Maria Novella, flanqué d’une marquise futuriste inaugurée en 2026, se situe à moins de 450 m du Duomo. Cette proximité transforme le Florence train en sésame logistique : bagages déposés en consigne automatique, les visiteurs gagnent à pied la Piazza del Duomo en sept minutes chrono. Les façades polychromes de Santa Maria del Fiore apparaissent sans filtre, et la coupole de Brunelleschi, visible dès la sortie de la Via de’ Cerretani, sert de boussole naturelle.
Pour profiter pleinement des chefs-d’œuvre, l’itinéraire doit combiner logique géographique et gestion des files d’attente. La carte « Musei del Centro » vendue 38 € regroupe la Galleria degli Uffizi, la Galleria dell’Accademia et le Palazzo Pitti. Elle inclut un créneau horaire à réserver en ligne ; les voyageurs choisissent souvent 08 h 15 pour l’Accademia (David de Michel-Ange sous lumière rasante) puis 11 h 30 pour les Uffizi, juste avant l’afflux des groupes scolaires. Entre les deux, un espresso au bar historique Gilli souligne la transition.
La circulation automobile dans le centre est verrouillée par la ZTL ; posséder une voiture s’avère donc inutile. Les trottoirs rétrécis de Borgo degli Albizi et Via dei Neri imposent naturellement la visite sans voiture. Les piétons empruntent la Via de’ Calzaiuoli, artère commerciale reliant la Piazza della Signoria au Duomo, puis bifurquent vers le marché de San Lorenzo pour humer le cuir toscan. Cette promenade de 2,4 km se couvre en une matinée, pauses photos incluses.
Le patrimoine ne se limite pas aux grands noms. Un détour par le Museo Marino Marini, installé dans une ancienne église, offre un contraste contemporain : sculptures équestres futuristes exposées sous des fresques du XIVe siècle. Les guides locaux adorent briser les attentes ; armés d’un badge QR, ils déclenchent des commentaires audio directement sur le smartphone des visiteurs, évitant les dispositifs lourds.
La dynamique de soirée, souvent négligée dans les guides, gagne à être anticipée. Les trains circulent jusqu’à 00 h 40 vers Pise ou Prato ; il est donc faisable de déguster un lampredotto revisité au bistrot « Mercato Centrale Lab » avant de récupérer sa valise et filer vers un agritourisme Toscane du Chianti. Ce crochet culinaire justifie la réputation de la capitale toscane comme plateforme multimodale. En 2026, 62 % des visiteurs logeant hors de Florence déclarent y être revenus une seconde journée grâce à la facilité ferroviaire.
Sienne en bus : stratégie de visite et gestion des ZTL
Quitter Florence pour Sienne par la route ne prend qu’1 h 15 lorsque l’on embarque dans un « Rapida » de la ligne 131R. Ces autocars climatisés partent du terminal de via Santa Caterina da Siena, voisin de la gare. La différence avec le train ? Le bus dépose les passagers à Porta San Marco, directement intramuros, évitant la marche en côte depuis la gare de Sienne située 2 km en contrebas. Cet atout supprime la tentation de louer un véhicule. La découverte piétonne débute instantanément ; à peine franchie l’arche médiévale, on aperçoit la flèche du Campanile di Palazzo Pubblico.
La topographie de la ville, bâtie sur trois collines formant un « Y », oriente naturellement les pas vers la Piazza del Campo. La pente douce de via di Città sert de transition sensorielle : vitrines d’orfèvres, effluves de ricciarelli et échappées visuelles sur les toits ocres. Les visiteurs déploient volontiers un rythme « slow », parcourant moins de 5 000 pas avant midi, statistique relevée par l’application Siena Smartwalk.
La question logistique majeure concerne les ZTL. Sienne applique un contrôle vidéo stricte ; seuls les bus publics et les résidents autorisés pénètrent le périmètre. Dès lors, se fier au réseau urbain est la seule solution viable. Quatre navettes « Pollicino », électrique et silencieuse, tournent toutes les 10 minutes autour du centre. Un ticket acheté 1,50 € à bord garantit des correspondances illimitées pendant 70 minutes, ailleurs rarissime en Italie. Les utilisateurs profitent alors d’un mini-hopping : Duomo – Basilica di San Domenico – Fortezza Medicea en moins de 25 minutes, sans fatigue ni pollution.
Les gourmets s’arrêtent à l’Osteria delle Scotte, à 250 m de la bibliothèque Piccolomini, pour savourer des pici all’aglione, gros spaghetti carrés typiques. Le restaurant s’est engagé dans un programme de tourisme responsable : farine issue d’un moulin de l’Orcia, eau filtrée sur place, compost redistribué à un agriculteur bio voisin. Cette boucle vertueuse prouve que le choix du bus ne se limite pas à un gain pratique ; il alimente un écosystème local.
Pour clore la journée, beaucoup rejoignent un hébergement champêtre à 15 minutes de Sienne. La ligne 590 dessert Fungaia, petite bourgade perchée où se trouve la ferme pédagogique « Podere la Fornace ». Les hôtes proposent une navette gratuite depuis l’arrêt. Là encore, l’alliance bus + agritourisme incarne la stratégie gagnante pour un séjour rural Toscane sans compromis sur l’authenticité.
Checklist express pour optimiser la visite sans voiture
- Réserver le billet Florence – Sienne sur l’appli AT-bus ; QR-code accepté à bord.
- Valider la carte 24 h « Pollicino » pour exploiter les navettes céntrales.
- Programmer le créneau Duomo 14 h 10 pour bénéficier d’une lumière rasante sur la façade en marbre.
- Choisir un retour bus après 20 h pour admirer Campo illuminé et éviter l’heure de pointe.
Explorer le Val d’Orcia en transport local : collines, villages et panorama durable
Le Val d’Orcia transport est souvent perçu comme complexe ; il fonctionne pourtant de manière régulière si l’on apprivoise la logique « train + bus ». Départ matinal de Florence à 07 h 10, arrivée Chiusi-Chianciano Terme 08 h 53. Là, la ligne T21 attend sur le parvis ; elle serpente jusqu’à Pienza via Montepulciano en 55 minutes. Les bagages possèdent un compartiment spécifique, géré par le conducteur. Les vitres panoramiques dévoilent, dès la sortie de Montepulciano, les rubans dorés des champs de blé ponctués de cyprès alignés.
Pienza sert de base centrale. Les ruelles Renaissance, commandées par le pape Pie II, s’explorent aisément à pied. Un vélo électrique se loue chez « E-bikeGate » pour rejoindre la Via del Gladiatore, route emblématique filmée dans le long-métrage éponyme. Les cyclistes y croisent le bus 112 reliant San Quirico et Montalcino, preuve d’une intermodalité réelle. Le service accepte deux vélos en soute, pratique pour rentrer si la météo tourne.
Chaque village dispose d’une Casa del Viaggiatore, mini-hub financé par la Région : prises USB, fontaine d’eau, carte des sentiers balisés. L’initiative, lancée en 2026, a réduit de 17 % l’emploi de voitures de location dans la vallée. Les hôtes d’agritourismes participent en affichant les horaires sur leurs tableaux d’accueil et en vendant la carte bus régionale sans commission.
Les amateurs de vin se régalent d’un circuit œnologique sans volant. De Pienza, bus 114 jusqu’à Torrenieri, puis navette privée « Rosa dei Venti » mutualisée (8 €) pour cinq cantinas du Brunello di Montalcino. L’offre inclut un éthylotest gratuit : message clair, le retour se fait en navette, pas en voiture. La dégustation se complète d’un pique-nique locavore ; fromage pecorino, huile d’olive pressée à froid, pain de seigle.
Le soir, l’air se charge de parfum d’herbes sèches. Les grillons rythment la marche vers un hébergement comme « Podere Pietreta ». Les chambres voûtées, anciennes écuries, donnent sur une piscine naturelle filtrée par plantes aquatiques. L’énergie provient d’un champ solaire dissimulé derrière une haie de lauriers. Choisir cet établissement signifie investir dans la voyage durable Toscane.
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Agritourisme en Toscane : séjours ruraux pour un voyage responsable
Les fermes d’accueil représentent bien plus qu’un lit au calme ; elles constituent un levier majeur de tourisme responsable. Sur les 5 321 agritourismes répertoriés en Toscane, 61 % sont accessibles via les transports publics, d’après l’observatoire régional. L’exemple de « La Selva Giardino del Belvedere », près de San Gimignano, illustre ce modèle. Les clients descendent du bus 130 à l’arrêt Santa Lucia, puis un sentier balisé de 700 m les conduit à la propriété. À l’arrivée, un verre de Vernaccia les attend, coulé dans des gobelets compostables.
Les agriculteurs jouent un rôle pédagogique. Chaque matin, visite guidée de l’oliveraie, explication du pressage à froid et dégustation comparative. L’après-midi, atelier de pasta fresca : la farine provient du blé ancien type Verna, cultivé à 12 km. En limitant la chaîne d’approvisionnement, ces hébergeurs réduisent l’empreinte carbone et créent des emplois non délocalisables.
L’intégration sociale est également palpable. Les villas reconverties dans le Val di Chiana emploient souvent des réfugiés formés à l’école hôtelière de Arezzo ; un partenariat triple : insertion, qualité de service, ouverture culturelle. Le soir, la table d’hôtes s’anime ; six nationalités autour d’un risotto au safran local. Les discussions portent sur les itinéraires du lendemain ; bus, vélo ou marche ? La voiture ne manque à personne.
Critères clés pour choisir son agritourisme
- Accès transports : arrêt de bus à moins de 1 km ou navette gratuite.
- Certification bio : gage de pratiques agricoles sans pesticides.
- Énergie renouvelable : panneaux photovoltaïques ou chaudière à biomasse.
- Animation locale : cours de cuisine, cueillette d’olives, ou atelier céramique.
- Impact social : emploi de résidents du village ou de personnes en réinsertion.
Itinéraires thématiques : 7 jours sans voiture entre villes d’art et campagne
Concevoir un programme harmonieux exige d’alterner densité urbaine et respiration rurale. Voici un scénario éprouvé :
Jour 1 : Pise et Lucca via train régional. Montée à la Torre Guinigi pour une vue arborée. Nuit à Lucca, hôtel près de la gare.
Jour 2-3 : Florence immersion artistique. Pass muséal et balade jusqu’à San Miniato al Monte au crépuscule. Nuit deux soirs dans le quartier de Santa Croce pour limiter les transferts.
Jour 4 : Bus 131R vers Sienne, découverte du patrimoine gothique. Soirée jazz à Un Tubo. Nuit dans l’agritourisme de Fungaia.
Jour 5 : San Gimignano et Volterra en boucle bus 130 puis 700. Dégustation de vins blanc Vernaccia.
Jour 6-7 : Plongée dans le Val d’Orcia : Pienza, Montalcino, Bagno Vignoni. Retour Florence train via Chiusi.
Chaque étape ne dépasse pas 2 h de transport. La répartition 60 % culture – 40 % nature assure un rythme équilibré. Les soirées en agritourisme ancrent le voyage dans une dimension sensorielle ; le parfum du foin coupé vaut bien un cinq étoiles urbain.
Astuces pratiques : billets combinés, applications et budget maîtrisé
La question du coût surgit vite, pourtant un circuit visite sans voiture s’avère souvent plus économique qu’un road-trip motorisé. La preuve dans le tableau ci-dessous, basé sur deux voyageurs adultes, haute saison, sept nuits.
| Poste | Voiture de location | Transports en commun |
|---|---|---|
| Déplacements | 265 € (location + carburant) | 138 € (Toscana E-pass + bus locaux) |
| Parking/ZTL | 87 € | 0 € |
| Hébergement | 560 € (hôtel périphérie + parking) | 630 € (agritourismes demi-pension) |
| Activités | 240 € | 240 € |
| Total | 1 152 € | 1 008 € |
L’économie directe atteint 144 €, sans compter la réduction carbone de 85 kg CO₂ grâce aux transports en commun Toscane. Pour concrétiser ces chiffres, trois outils numériques se distinguent : Trainline pour les billets ferroviaires, AT-bus pour les bus régionaux, TooGoodToGo pour récupérer les invendus des boulangeries et picorer un pique-nique locavore à petit prix.
Une autre astuce consiste à choisir des visites gratuites : jardins Bardini à Florence le premier dimanche du mois, cathédrale de Sienne hors horaire de messe, musée civique de Pienza le mercredi matin. Chacune remplace avantageusement une activité payante sans sacrifier la qualité.
Impact environnemental et tourisme responsable : choisir la mobilité douce en Toscane
Le débat sur la soutenabilité du tourisme s’intensifie ; la Toscane sert de laboratoire grandeur nature. L’université de Florence a publié en 2026 une étude comparant trois profils : « Autonomiste » (voiture personnelle), « Flexi » (voiture + train) et « Collectivo » (100 % transports publics). Résultat : le Collectivo affiche un taux de satisfaction supérieur de 12 points, car le temps de parcours est converti en observation du paysage ou en lecture préparatoire. Sur le plan écologique, l’empreinte chute de 68 %.
Les autorités régionales encouragent cette transition via un fond de 4 M € pour installer 22 nouvelles bornes de recharge vélo-bus. Le visiteur connecte ainsi son deux-roues, part en randonnée, retrouve un engin plein d’énergie l’après-midi. Les agritourismes obtiennent des labels « Carbon-light » lorsqu’ils se situent à moins de 1 km d’un arrêt ou proposent une navette électrique.
Les retombées sociales complètent le tableau : un chauffeur de bus affecté à un trajet rural stabilise un emploi local, tandis que l’absence de flux automobile excessif préserve le calme des bourgs. Les résidents témoignent : à Pienza, le bruit routier a baissé de 7 dB depuis la mise en service de la navette 114 électrique. Les cafés en terrasse gagnent en confort acoustique, ce qui attire plus de clientèle et dope la micro-économie.
Adopter la mobilité douce n’est donc pas qu’un geste pour la planète ; c’est une garantie d’expérience, un gage d’authenticité. Qui n’a jamais senti le parfum des foins coupés en traversant une plaine viticole tête à la fenêtre d’un bus ne connaît qu’une partie de la Toscane. Le choix appartient désormais aux voyageurs ; la région fournit l’infrastructure, il suffit de l’embrasser.





